une femme aborde un taxi dans la rue
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TAXI News – Avril 2019

Edito

Chers lectrices et lecteurs,

Comme je l’ai déjà écrit, la guerre contre Uber et les autres plateformes de VTC n’est pas terminée. Même si des batailles sont gagnées par les taxis, la guerre continue en Europe et dans le reste du monde.

magazine taxi news du mois d'avril

Je souhaite exprimer mon soutient aux chauffeurs de taxi québécois qui manifestent en ce moment contre le projet de loi de leur ministère des transports. Celui-ci veut mettre fin aux permis taxi et déréglementer complètement l’industrie du taxi. Le ministre se défend en disant que 500 millions de dollars canadiens sont prévus pour dédommager les possesseurs des permis, l’équivalent des licences en France. Seulement, même si un demi-milliard de dollars canadiens est une somme importante, elle devient « dérisoire » lorsqu’elle est divisée par 8164 (licences au Québec). En effet, les 61 244 dollars ne permettent pas de compenser ceux qui ont acheté leur permis entre 170 000 et 260 000 dollars. Gaétan Barrette, porte-parole libéral en matière de transport dit : « Il doit y avoir une compensation complète. Tout le monde est pour la modernisation, mais que ça se fasse correctement. » 

Pour l’instant, rien n’est définitif. Les négociations continuent, nous suivrons le déroulement.

Je salue les journalistes de Radio Canada qui sont indépendants et montrent l’injustice que subissent les chauffeurs de taxi québécois.

Chez nous, il y a un projet de loi qui est proposé par le ministère des Transports, la loi d’orientation des mobilités (LOM) qui est débattue au Sénat, avant de passer en avril à l’Assemblée Nationale. Au lieu de régler de réels problèmes (maraude électronique, réservation, rôle des VTC…), la LOM en fabrique de nouveaux. 

Je vous invite à aller sur le site de CGT taxis pour lire le texte suivi de leurs remarques.

Une manifestation générale n’est pas exclue si le projet de loi n’est pas corrigé.

Enfin, je remercie Rabah Toursel secrétaire adjoint de FO-UNCP Taxi pour ses comptes rendus avec l’intersyndicale et les responsables des aéroports. Ils travaillent pour trouver des solutions afin de mettre fin aux racoleurs et améliorer la prise en charge des passagers.

Réunion 13 mars 2019, à Roissy CDG — LE DÔME. Siège du préfet délégué, M. F MAINSARD. À 15 h.

Une des revendications, de l’intersyndicale dans la lutte contre le racolage aux aéroports, était la rencontre (concernant CDG) de la procureure de la République de BOBIGNY, pour la sensibiliser sur les réponses pénales peu dissuasives, à l’égard des racoleurs, sur 

l’enceinte de la zone aéroportuaire.

La procureure de la République nous a fait cet aveu, le parquet manque de moyens humains, pour traiter toutes ces nombreuses procédures suite à la recrudescence des interpellations des services de police. Les juges statuent, mais pas toujours selon les réquisitions du parquet.

D’où, après les multiples interventions des syndicalistes, la procureure réceptive aux propos apporta des suggestions et pistes à explorer, même si de 2017 à 2018, il y a eu plus de répression, par des gardes à vue et comparutions et moins de rappel à la loi.

Une des priorités était la sensibilisation des juges quant à la problématique du racolage à l’aéroport CDG, pour y apporter une réponse juste et moins indulgente. Ces derniers, c’est vrai, s’affairaient plus aux délits que sont les violences conjugales, le trafic de stupéfiants, et autres sortes d’agressions… Gageons que le message est passé.

In fine et en substance, voici, les propositions que nous fera la magistrate, dans le plan de lutte contre le racolage, à CDG

Ces informations seront relayées, par le préfet délégué qui les portera à notre connaissance. 

  1. augmentation des amendes requises par le parquet
  2. peine complémentaire d’interdiction de paraitre à l’aéroport
  3. réclamer la saisie du véhicule, instrument du délit. Si celui-ci n’appartient pas à l’auteur, du délit le mettre temporairement en fourrière.
  4. possibilité d’informer les Organisations Syndicales, afin qu’elles soient partie civile dans les procès, de clandestins et racoleurs.
  5. forfaitisation des amendes, en déclassant la 5e classe en 4e. Cette piste mérite une exploration attentive du droit. Elle aurait le mérite, si elle aboutissait, d’alléger la charge de travail des forces de police.

Au départ, de la procureure, les échanges continuèrent avec le représentant du préfet délégué, le sous-préfet d’Orly, pour une durée en tout et pour tout de presque 3 heures. (fin de celle-ci à 18 h)

Tous les sujets qui tiennent à cœur la corporation Taxi y passèrent, des plus constructifs aux moindres : maraude physique, maraude électronique, verbalisation des chauffeurs de taxi sur le parcours du Terminal A à C, sur le couloir de bus, agressions des chauffeurs de taxi gilets bleus ou autres, ainsi que les plaintes qui doivent être traitées, rapidement pour une réponse appropriée…… etc.

Au nom de toute l’équipe de Taxi News, je vous souhaite un très bon mois d’avril et vous donne rendez-vous en mai

 Alexandre Sejdinov

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